Interview dans la Tribune de Genève du 19 décembre 2017

Le Parti radical de gauche et La Gauche lancent officiellement leur «Liste pour Genève» (avec quelques personnalités hors partis) dans la course à l’élection du Grand Conseil et du Conseil d’État. Les chefs de file des deux formations, les députés Magali Orsini et Pierre Gauthier, seront candidats à l’Exécutif cantonal. Pour l’heure, ils seront quinze à briguer un siège au parlement en arborant le slogan «Envie de vivre». Mais la liste reste ouverte à celles et ceux qui se retrouvent dans une orientation à gauche «sans aucune équivoque» et les valeurs défendues: sociales, républicaines et laïques. Magali Orsini répond à nos questions.

Pourquoi ce besoin de lancer une nouvelle liste de gauche?

Parce que nous sommes laïques et républicains, ce qui n’est pas le cas du reste de la gauche. Nous, nous ne sommes pas pour la mort de l’État-nation, comme SolidaritéS. Nous nous rapprochons plutôt de l’idée radicale des origines. Nous nous démarquons aussi par un grand respect de la liberté d’opinion de nos membres. À condition, bien sûr, qu’elles ne soient pas contraires aux valeurs de démocratie et de laïcité exprimées dans notre programme.

Ne sera-t-il pas très difficile d’atteindre, seul, les 7% de voix nécessaires pour entrer au Grand Conseil?

Ceux qui vivent sont ceux qui luttent, disait Victor Hugo. Nous ferons tout notre possible pour y parvenir et je peux vous dire que nous recevons énormément d’encouragements. Je suis persuadée qu’il y aura de plus en plus de républicains qui nous soutiendront. Notre ambition, c’est également de faire de la politique autrement, d’où notre slogan «Envie de vivre». Les partis traditionnels ont oublié la noblesse de l’engagement politique désintéressé.

Accéder au Conseil d’État est encore plus ardu. S’agit-il de candidatures de combat?

Ce ne sera pas plus difficile pour nous que pour Salika Wenger ou Pablo Cruchon (ndlr: deux des candidats d’Ensemble à Gauche). Je ne fais aucun complexe par rapport à eux. Pour répondre à votre question, oui, ce sont des candidatures de combat. Elles permettront de parler de notre programme et de nos valeurs, de les rendre visibles. Envisagez-vous des rapprochements avec d’autres formations lors de la campagne? Nous, ce que nous voulons en priorité, c’est une liste ouverte jusqu’au bout. Nous souhaitons que ceux qui sont fatigués des carcans traditionnels – et ils sont de plus en plus nombreux – nous rejoignent. (TDG)

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